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L'homme au centre, la philosophie comme style de vie et art de penser.
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29.10.2007
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29.10.2007

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· Vers la paix perpetuelle
 

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Vers la paix perpetuelle

Vers la paix perpetuelle

Publié le 29/10/2007 à 12:00 par amisagesse
DE « LA REPUBLIQUE COSMOPOLITE »


Par Abderrahim KACEN
Il ne s’agit pas de prétendre ici donner une vue d’ensemble de l’ouvrage de Kant (1754 – 1804) « Vers la paix perpétuelle », mais de s’arrêter de manière plus localisé sur la façon dont des lignes éthiques et politiques se croisent. La force, et la vérité de la philosophie pratique de Kant est d’avoir tenté de penser jusqu’au bout la différence entre la liberté arbitraire et la liberté sensée. Comprendre cette différence est l’objet de la Critique de la raison pratique. Si la Critique de la raison pure est une recherche sur les conditions de possibilité de l’objectivité dans la connaissance, la Critique de la raison pratique a pour objet les conditions de possibilité de la volonté bonne. Ces conditions se résument toutes dans le rapport entre la liberté et la loi : la loi est ce qui rend connaissable la liberté et la liberté est la raison d’être de la loi. Être libre, dès lors, ce n’est plus seulement être indépendant à l’égard de ses propres désirs, c’est être capable de subordonner son action à la loi du devoir ou, en termes kantiens, de soumettre la maxime subjective de l’action à l’épreuve de la règle d’universalisation.
L’ouvrage de Kant « Vers la paix perpétuelle », publié en automne de l’année 1795, a trouvé un très important et vaste intéressement, les éditions se sont multipliées en vitesse, ainsi que les traductions en plusieurs langues, cet intéressement a été toujours renouvelé en période de guerre qu’a connu l’humanité durant le XX siècle, donc ce n’est pas étrange qu’on s’y intéresse de nouveau après deux siècles. Et lorsqu’on pense aux fondements de la paix, et aux facteurs qui la menacent aujourd’hui, on se sent très motivé pour relire cet ouvrage.
Cependant, il ne faut pas s’attendre à des réponses aux préoccupations actuelles, les réflexions de Kant au sujet de la paix sont liées à son contexte historique, car il part des conditions qui encadrent son époque. Donc ses analyses sont adaptables à sa situation, mais les textes philosophiques fondamentaux contiennent toujours des éléments capables de dépasser leur cadre historique, et de franchir les frontières de l’espace, pour s’inscrire dans le future et ailleurs. Par conséquent, le contact avec ces textes peut affûter notre vision, et nous aider à formuler les vraies questions qui s’imposent actuellement.

A cet effet, nous allons exposer un résumé de cet ouvrage, qui nous permettra de s’approcher de l’idée centrale du « projet de la paix perpétuelle », et de proposer une petite conclusion synthétique.
Au niveau de la forme, l’ouvrage de Kant représente un contrat ayant pour objectif ; mettre fin à la guerre en général, et transiter à un état de paix perpétuelle. Mais pour mieux comprendre la structure interne du texte, nous devons mettre en évidence les hypothèses fondamentales de sa trajectoire philosophique.

Selon Kant, l’état de paix n’est pas l’état naturel entre les Hommes ; l’état naturel entre les Hommes est un état de conflits ou de guerre, mais ceci ne veut pas dire que les gens dans l’état naturel vivent dans une guerre permanente, et dans des conflits continus. D’après Kant l’état naturel est un état de guerre pour des raisons structurelles, car pour mettre fin aux conflits et conserver l’ordre, il n’existe pas de méthodes légitimes dépourvues de combativité, et indépendantes des rapports de forces. Par conséquent l’état naturel, est un état de menace permanente, et tant qu’il n’y a pas une assurance mutuelle entre les Etats d’abandonner leurs tendances conflictuelles en acceptant tous à un système de liberté sur mesure, pour solutionner les conflits légitimement sans violence ; il est donc tout à fait raisonnable que les gens restent dans leur état naturel, c’est à dire prêt à rentrer en guerre.

Par conséquent, si l’état naturel n’est pas un état de paix, cela veut dire qu’il faut créer cette paix. Cette dernière selon Kant, ne signifie pas la rupture de guerre ou l’arrêt transitoire des conflits, mais Kant parle d’une paix perpétuelle ; continue, et ininterrompue mettant fin à toutes les guerres. A cet effet, Kant pose les clauses et les conditions qui rendent impossible toute guerre entre les Etats.
Dans ce sens la paix perpétuelle n’est pas une simple idée qui découle des considérations expérimentales et historiques comme c’est le cas des malheurs causés par les affrontements, mais c’est un impératif moral, la paix est un devoir éthique imposé par la raison pratique. C’est à dire la capacité de la raison pratique en tant que facteur qui limite et qui oriente son action ; c’est la raison pratique et plus précisément c’est la raison pratique juridique qui impose à l’homme à priori, avant toute expérience la mise en place de la paix perpétuelle comme un devoir éthique qu’il faut respecter sans condition, la paix selon Kant est un devoir obligatoire, ce qui signifie que la paix perpétuelle est un ordre éthique d’un niveau supérieur, à tel point qu’aucune personne ne pourra y échapper, et conformément aux orientations transcendantales de la philosophie de Kant, la question fondamentale sera : qu’elles sont les conditions pour qu’une paix perpétuelle en tant qu’ordre éthique soit possible ? .
Kant nous dit qu’on ne peut pas baser la paix sur l’amour humaine seulement, mais sur la réalisation de la condition fondamentale qui n’est autre que l’instauration d’un système juridique générale entre tous les Hommes, ce système « cosmopolite » mettra fin à l’état naturel, c’est à dire à l’état de guerre, il sera édifié sur la base d’une convention entre les Hommes, il s’agit selon Kant du système politique « cosmopolite. »
La condition fondamentale de la paix perpétuelle, en tant qu’un impératif éthique sans condition, est la constitution d’un système politique obligatoire pour tout le monde. Et s’il reste un seul individu dans l’état naturel, la possibilité du déclenchement d’une nouvelle guerre, ou de tragiques conflits restent possibles, c’est pour cela que la réalisation de la vraie paix, c’est à dire perpétuelle ne pourra germer que dans un système politique où tout le monde cohabite. Ce système aura un aspect de droit qui est le concept central de la philosophie politique de Kant.
La théorie de droit de Kant est fondée, non pas sur des conditions expérimentales, mais à priori à partir des concepts de la raison pratique sur la base de l’idée de la liberté. A cet effet, Kant compte dans un premier lieu sur la distinction entre la liberté interne qui signifie l’indépendance de l’action par rapport aux tendances provenant des sentiments, et la liberté externe qui réside dans l’indépendance de l’action par rapport à l’influence des autres. L’éthique -au sens limité- est fondée sur l’idée de la liberté interne, mais le droit est fondé sur la liberté externe. Et puisque cette liberté externe est exposée aux influences des autres, la question qui se pose automatiquement est : « comment, les gens peuvent sauvegarder leur liberté externe, et de vivre en même temps en communauté ? » Kant propose de lier avec une cohérence rigoureuse la liberté externe de toute personne avec celle des autres, autrement dit, pour garantir la continuité de la liberté externe il faut la lier de façon à ce quelle ne s’oppose pas à celle des autres. A cet effet, pour la réalisation de cette liaison des libertés, il faut qu’elle soit réciproque entre les personnes, c’est à dire, qu’il est du devoir de toute personne -sans aucune exception- de lier sa liberté de telle façon à ce que les autres peuvent apprécier leurs libertés convenablement.
Pour cela, les conditions de liaison des libertés externes doivent avoir un caractère public, c’est à dire quelles soient élaborées sous forme de règles ou de lois, auxquelles tout le monde sera soumis. Et le droit chez Kant, dans le concept de la raison n’est autre que l’ensemble des lois générales qui garantissent la cohabitation des libertés externes de toutes les personnes, dans un cadre de liens mutuels.
Ce lien peut prendre l’aspect d’un phénomène réducteur, qui limite le champ de la liberté, mais en réalité il possède un caractère positif, parce que, c’est ce lien qui rend possible cette liberté. Et sans ce lien, la liberté ne peut pas devenir une réalité. La réalisation de la paix perpétuelle est conditionnée par la création de systèmes juridiques garantissant la cohabitation, et la sauvegarde des la libertés externes.
A la lumière de ce qui précède, on peut comprendre la structure interne du texte. Ce texte se divise en six parties :
1. Première section : les articles préliminaires en vue de la paix perpétuelle ;
2. Deuxième section : les articles définitifs en vue de la paix perpétuelle ;
3. Annexe I : de la garantie de la paix perpétuelle ;
4. Annexe II : article secret en vue de la paix perpétuelle ;
5. Appendice I : de la discordance entre la morale et le politique…
6. Appendice II : de la concordance entre la morale et le politique…
L’ouvrage possède une forme de traité ou d’un contrat, dans l’ouverture au niveau de la première section on trouve les articles préliminaires en vue de la paix perpétuelle entre Etats, ces articles concernent les conditions préalables qu’il faut réaliser pour rendre possible cette paix perpétuelle. Ils ont été élaborés sur la base des expériences historiques à la différence articles définitifs qui sont considérés à priori. En suite les articles définitifs en vue de la paix perpétuelle entre Etats, pour passer aux annexes, puis aux appendices.
Les articles préliminaires sont au nombre de six :
1. « Aucune conclusion de paix ne doit valoir comme telle, si une réserve secrète donne matière à une guerre future »
2. « Aucun état indépendant ( petit ou grand, cela est indifférent ici ) ne doit être acquis par un autre état à la faveur d’un échange, d’un achat ou d’un don. »
3.« Avec le temps, les armées permanentes (miles perpetuus ) doivent disparaître totalement. »
4. « On ne doit pas faire de dettes touchant des querelles extérieures de l’Etat. » 5. « Aucun Etat ne doit s’immiscer par la violence dans la constitution et le gouvernement d’un autre Etat. »
6. « Aucun Etat en guerre avec d’autres ne doit se permettre des hostilités telles qu’elles rendraient impossible la confiance réciproque dans la paix future, comme le sont le recrutement d’assassins ( percussores ), d’empoisonneurs ( venefici), la violation de la capitulation, l’instigation à la trahison ( perduellio ) dans l’Etat avec lequel on est en guerre. »
Quelques conditions préliminaires (1, 5, 6) doivent être réalisées immédiatement ; les autres malgré qu’elles sont importantes, elles peuvent être reportées, à conditions de s’y engager dés que possible. Ceci montre que le projet de Kant concernant la paix perpétuelle est celui d’un philosophe qui tient compte des circonstances, Kant est conscient des problèmes d’ordre juridiques qui ne peuvent être résolus que si on prend en considération les circonstances et les conditions ambiantes.

Et l’application de ces articles préliminaires ne veut pas dire l’instauration de l’état de paix ; car ces articles permettent d’atteindre l’état d’avant paix, c’est à dire d’absence de guerre. Et pour passer à l’état de paix il faut suivre le chemin du droit. C‘est grâce seulement au droit que les individus et les Etats, peuvent parvenir à la paix. La réalisation du droit est le sujet de la deuxième section du texte qui dresse les conditions irrévocables de la paix entre les Etats.
Au niveau de la deuxième section, Kant énonce les articles définitifs, c’est à dire les conditions positives de la paix perpétuelles, ces articles diffèrent méthodiquement des articles préliminaires, ils ont un caractère à priori, c’est à dire ; elles ne découlent pas de l’expérience et des évènements historiques, mais déduites indépendamment de toute expérience ; de impératif éthique posé par notre raison pratique juridique. Kant reconnaissait que le conflit est un élément essentiel à la vie politique, mais il refusait la violence comme moyens de résolution. La paix n'écarte pas le conflit, mais elle représente la façon de se comporter ou de réagir à l’égard de ce conflit. La philosophie juridique de Kant propose une solution juridique à trois niveaux pour toute relation à aspect naturelle :

1. « La constitution civique de chaque état doit être républicaine. »
2. « Le droit des gens doit être fondé sur un fédéralisme d’Etats libres. »
3. « Le droit cosmopolitique doit se restreindre aux conditions de l’hospitalité universelle. »

Le premier niveau, met le point sur la maîtrise des relations interpersonnelles à l’intérieur de chaque Etat, c’est le droit civil qui représente l’ensemble des lois définissant les relations entre les citoyens à l’intérieur de l’ Etat, c’est à dire celle qui limitent leurs libertés externes en vue de leur cohabitation. Le deuxième niveau, est celui des relations entre les Etats, il s’agit du droit international, qui n’est autre que l’ensemble des lois et législations qui définissent les relations internationales dans le but d’harmoniser les libertés. Et le niveau trois concerne le droit pour l’étranger, à son arrivée sur le territoire d’un autre, c’est l’hospitalité, ou l’asile ; L’étranger ne doit pas être traité comme ennemi.
Donc, les articles définitifs dessinent le profils fondamentale d’une théorie complète de droit en trois parties ; le droit civil , le droit international «الحق الدولي », et le droit cosmopolitique .
Dans les annexes, Kant traite des questions et des problèmes liés intimement à la paix ; il s’agit des conditions réelles, et pratique pour la concrétisation de la paix, pour cela une question s’impose : Est-ce qu’il y a des garanties pour la paix perpétuelle ? Autrement dit : Est-ce qu’il y a une raison valable convaincante pour croire que la paix –qui est possible- est capable de se transformer en réalité dans le future ?
En première annexe, Kant répond à cette question en se référant à la nature ; c’est à dire, abstraction faite sur la volonté des gens à faire du mal ou du bien, la nature les poussent à travers l’histoire de s’engager sur la base d’un système juridique, et de renforcer la paix perpétuelle en tant qu’une finalité.
Concernant ce point, on doit signaler que la trajectoire humaine vers la paix est une marche continue et sans limite, de telle manière que la paix perpétuelle ne peut pas se réaliser complètement, mais on peut toujours s’y approcher progressivement. La paix perpétuelle pour Kant est principe orienteur, il est clair que sa proposition n’était pas pour une application immédiate, mais il s’agit ; d’une mission humanitaire de longue haleine, et illimitée ; d’une idée directrice de la pratique politique à l’aide de laquelle on peut supposer qu’on s’y approche graduellement sans la réaliser complètement dans un instant limité et défini.
La deuxième annexe traite, le problème de la relation entre la philosophie et le pouvoir politique. Elle porte le nom de « article secret en vue de la paix perpétuelle. Comment peut-on parler d’un article secret dans un ouvrage adressé pour diffusion au public ? Il est clair que ce titre symbolise un message ironique communiqué à l’époque à toutes les conventions qui incluaient des articles secrets, non publiés, et par suite, elle n’est pas objet à débattre publiquement. Ici Kant discute l’idée de Platon qui voit que le pouvoir politique doit être confié aux philosophes ; Il refuse catégoriquement cette idée, car la possession du pouvoir à -son avis- corrompe la nécessité du jugement libre de la raison.
Par contre, Kant soutient la nécessite de la concertation, du conseil des philosophes, et de l’écoute de leurs pensées en ce qui concerne les conditions de la réalisation de la paix perpétuelle. Il faut que les gouverneurs demandent conseil aux philosophes, et là où les responsables pensent, que le fait de concerter leur ressortissant ne va pas avec leur notoriété, l’Etat doit leur demander ces conseils discrètement.

L’article secret demande l’implication des philosophes aux discutions publics, ouvertes autour des conditions de la paix perpétuelle, et il n’est pas nécessaire de demander aux philosophes de donner leurs avis, mais il suffit de pas les empêcher à le faire. L’article secret ne demande pas un droit particulier aux philosophes, mais ni plus, ni moins qu’une liberté d’expression à tous ceux qui veulent s’exprimer publiquement, et ce pour pouvoir participer sans difficultés à illuminer le peuple, dans le but de la formation générale des citoyens au jugement.

En appendices, Kant traite la relation entre la morale et le politique ; il exprime son objection à toute politique qui nie les principes éthiques et juridiques sous n’importe qu’elle prétexte, et même l’idée de la paix perpétuelle ne peut pas être utilisée comme moyen pour des pratiques qui nient la morale, et qui répriment les droits des individus et des peuples.

Kant voit que la philosophie politique, et la philosophie pratique peuvent être cohérente et en harmonie, à condition de sauvegarder la priorité de la philosophie en tant qu’une théorie de la morale. Et en plus, si la politique obéit aux principes de l’éthique ; dans ce cas Kant parle d’un courant éthique-politique.
Ici, la politique prend en considération les principes éthiques, et sans pratique de la politique l’idée de la paix reste uniquement sur des papiers, mais la pratique de la politique doit s’informer en permanence de la morale, et de s’incliner devant elle.

En conclusion : on peut dire que la paix selon Kant, est un impératif éthique inconditionnel qui découle immédiatement de la raison pratique. Elle ne peut être concrétisé que si on abandonne l’état naturel pour instaurer l’état de droit. Le droit est l’ensemble des lois qui permettent la cohabitation des libertés externes des individus par des liaisons mutuelles. Mais pour garantir le respect de ces lois générales, il faut instaurer un code civil qui oblige les gens à s’y soumettre. C’est à dire l’affirmation de l’état de droit. .

Bibliographie :

 E. KANT *Vers la paix perpétuelle Traduction J.F POIRIER & F. Proust. GF 1991
 E. KANT * Anthropologie de point de vue pragmatique Traduction A. RENAUT. GF 1993
 E. KANT * Critique de la raison pure Traduction A. RENAUT. GF 2001
 P. CORCUFF * Philosophie politique . Nathan Université 2000
 B. VERGELEY *LA PHILOSOPHIE Larousse 1993

 * عبد الرحمان بدوي الأخلاق عند كنط وكالة المطبوعات 1979
 يوسف كرم تاريخ الفلسفة الحديثة دار المعارف مصر الطبعة الخامسة
 مدارات فلسفية العدد 10 شتاء 2004




:: Les commentaires des internautes ::

kettle381 le 17/12/2007
Bonjour,
Je vous remercie pour la synthèse que vous avez fait du thème de la paix traité par Kant, ce qui permettra aux non spécialistes, comme moi, d'appréhender ces théories qui m'ont été, jusqu'alors, étrangères.
En observant, ne serait ce qu'une petite partie, de l'histoire de l'humanité, tiraillée par toutes ces guerres, je me trouve devant plusieurs interrogations sur le thème de la paix ainsi que celui du droit.
Instaurer la paix et l'état de droit dans son propre pays, n'est ce pas juste un moyen d'exporter la guerre en dehors de ses propres frontières, et sous d'autres formes?

Ceci est le cas aujourd'hui pour toutes les grandes démocraties ( USA, France, UK, Israël ), qui par pragmatisme prononcé, ont troqué le vieux modèle impériale de colonisation très coûteux en ressources, parait-il, pour un modèle économique qui rapporte. Avouons que si la France ne vendait pas ses armes et ses Rafales au dictateur Kadaffi, elle n'en trouvera pas d'acheteur. Entre des pays européens voisins avec leur propres programmes militaires, les US qui la concurrence sur tous les terrains, et la Chine qui prends de plus en plus de part du marché, la Libye était certainement le bon choix.
Finalement, la problématique de paix n'a pas changé, elle a juste changé de forme, et l'établissement d'un état de droit n'a pas suffit pour instauré cette paix tant attendue, mais l'a fait juste repoussé de quelques centaines de kilomètres.
On peut même se demandé si cette paix serait possible. Et là je ne parle pas du tout d'un contexte tiers-mondiste de dictatures, puisque la réponse dans ce cas est triviale. Je traite surtout le contexte d'une démocratie tel qu'on en voit aujourd'hui (Europe de l'ouest, US, Israël ..), qui à force de vouloir fournir à leurs concitoyens encore plus de confort, à réaliser plus de croissance (si chére au président Sarkozy), cherche à conquérir plus de marché. En oubliant l'un des principes basiques des mathématiques « On ne peut pas réaliser une croissance infinie, avec les ressources limités de la planète », il y a l'effet papillon qui s'opère, et à force de vouloir augmenter les salaires en France, on finit par vendre des armes à des dictateurs, et par conséquent à détruire tous ce qui pourrait rester de dignité humaine dans ces pays lointains.